PRINTEMPS DE SANG(Ceci n’est pas un poème mais une complainte)

 

Ce nouveau-né,

Dont le sang âcre, qui colle à la peau

De quiconque veut le célébrer, 

Ne cesse de rappeler la tragédie.

 

Ce sang me crie :

Qui pleurera pour cet enfant dont le souvenir maternel

S’étiole dans son sommeil ?

Qui pleurera pour cet enfant  dont la tête du père, devant ses yeux,

Bisé par un obus, vola en éclat ?

Qui pleurera pour cet enfant orphelin :

De mère, de père, de frère, de tante…de tout ?

Qui pleurera pour tous ces enfants ôtés à tout espoir d’Amour.

Qui leur rendra le sourire ?

Eux.

Sacrifiés aux ambitions vaines des hommes

Quelle tragédie ! 

Les dépossédés 

Hier,

                              Je n’avais pas grand-chose :

                                                        Une cabane qui me protégeait de la rue,

                                Une mère, dont les doux bras, me fermaient du froid,

         Un père qui gardait pleines nos panses,

Une sœur donc le sourire illuminait notre case,

Un frère, un frère qui… qui m’aimait tout simplement.

Guère, je ne l’ai cherchée

Cette satanée guerre.

Je n’avais pas grand-chose,

Aujourd’hui, 

L’obus est passé.

La balle a transpercé

Je n’ai plus rien. 

« La guerre réduit la mobilité et annihile la liberté de voyager. Arrêtons la guerre !» 

Albin Nelson HOUACK

 

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